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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 00:01
 
 
Ci-dessous un extrait du spectacle «Crevez Tous : Premier Massacre : La Conjuration de la Peur» de l’IndispensablE Tristan-Edern Vaquette dont je parle quelques fois sur ce blog. L’album est sorti en 2009 et je ne peux m’empêcher d’y penser quand je vois que de plus en plus, et très doucement, un peu de liberté disparaît chaque jour, ici et là - le tout étant voté et approuvé par tout le monde puisque nous vivons dans une société où au nom du risque zéro on verra bientôt «des barbelés autour des piscines pour empêcher que les enfants s’y noient».

Au nom de la non-létalité, on tire au flash-ball. Au nom de la non-létalité, on taze. On arrive à une situation inquiétante : moins une arme risque de tuer, plus on l’utilise. Finie la reflexion, finie la négociation, finie la diplomatie. Il est beau, le futur.

Une citation de Benjamin Franklin pour la route : «Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux.» 
 
 

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Published by Tim - dans Pages
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commentaires

Ron 09/04/2012 12:42

Vaquette

Je te trouve passablement énervé et c'est bien dommage mais pour dissiper, un malentendu: Je connais assez bien ton travail, j'ai vu ton spectacle. J'ai lu "Je gagne toujours a la fin". Au passage
je connais aussi le travail de Costes. J'ai même pu assister à ton passage sur un plateau de télévision. C'est la rançon de la gloire ami-camarade, tu te mets en avant, car il faut bien admettre
que ton image est partie intégrante de ton travail, résultat, je pense que tu es plus que mal placé pour les attaques personnelles et les jugements a l'emporte pièce du style "garçon manifestement
si fier de son parcours universitaire comme toi" car a contrario tu ne sais quasiment rien de moi. Celui de nous deux qui a un ego suffisamment développé pour se mettre en scène et avoir la
prétention d'apporter la sagesse aux autres est-ce toi ou est-ce moi?
Je me contente de donner mon avis sur un travail que tu proposes et même que tu vends - je sais qu'il faut bien vivre, ce n'est pas le problème. Souffre que cet avis ne soit pas admiratif a 100% ou
alors monte une secte et tu feras führer (hommage :) ) c'est dans l'air du temps comme tu dis si bien. Il n'y avait rien dans ce dernier message de très digne, je te l'accorde et on peut tous être
énervé, cependant si tu te targues de faire fis des camps et des étiquettes, évite d'en coller aux autres. A bon entendeur.

Vaquette 09/04/2012 00:40

Bon, la dernière fois j’ai abusé et j’ai un (nouveau : www.vaquette.com) roman à écrire, moi. Je vais donc répondre très et trop vite. Désolé.

Amie-camarade Yvelise,

Je comprends plus que je ne juge. Tu n’es pas obligée de me croire, mais bon, une fois encore je n’ai pas le temps de développer. Cela étant et pour paraphraser une tarte à la crème anti-FN de
l’époque (moi qui ai chanté "Vive Le Pen" au début des années 90 pour cracher sur l’anti-lepénisme bêlant, c’est drolatique…) : ce que tu proposes, ce sont des mauvaises réponses à de bonnes
questions. Une fois encore désolé, réellement, d’être aussi lapidaire et réducteur, mais je n’ai vraiment pas le temps de répondre sérieusement.

-----

Ami-camarade Ron,

Non, mon spectacle n’est pas foutraque, bien au contraire, et d’ailleurs sur scène un plan détaillé accompagne le public du début à la fin pour bien mettre en évidence la cohérence du propos comme
on est en droit d’attendre d’un Normalien qui se respecte – tu vois, moi aussi je sais être cuistre –, et cette cohérence dépasse de loin la seule critique d’une dérive autoritaire du couple
Police/Justice. Je tente notamment de démonter les mécanismes de fabrique de "l’air du temps" qui, je te l’accorde absolument sans le moindre début de bémol, dépassent de très loin la lucidité des
politiques de l’UMP ou d’ailleurs qui au quotidien effectivement naviguent à vue sans rien comprendre à grand-chose, mais qui pour ce faire, oui, oui, et encore oui, sont directement imprégnés de
cet "air du temps" qui non, non et encore non ne vient pas de nulle part (la phrase clef de ce spectacle est de Gramsci et a été reprise cyniquement à son compte par Sarkozy : "l’hégémonie
idéologique et culturelle précède la victoire politique" – je vous laisse réfléchir à ça pendant 5 minutes…). C’est cet "air du temps" qui évidemment façonne la culture populaire (conséquemment tu
as tort car en ce sens mes exemples était parfaitement pertinents) ou qui fait qu’un garçon manifestement si fier de son parcours universitaire comme toi aurait, il y a 40 ans, joué au jeune
révolutionnaire quant aujourd’hui il pose au sage revenu de tout, définitivement avec la même "sincérité" que les politiques cités un peu plus haut…
Quant au refus d’appartenir à un camp, une boîte, une étiquette, tout ce que tu voudras, si tu trouves un jour un monsieur qui y arrive aussi bien que moi, chapeau !
Dernière chose, c’est la plus importante, si tu as réellement envie de gloser sur un travail, le mien en l’espèce, que tu ne connais pratiquement pas et qui est infiniment plus complexe que ce que
dix minutes de visionnage d’un extrait sur le web peut laisser penser à un esprit qui n’a pas très envie de creuser plus avant, je ne doute pas avec toute la pub que j’ai pu faire ici que tu
trouveras le moyen de te procurer ledit travail dans son intégralité afin de pouvoir t’en faire une opinion dont la profondeur dépassera de loin le niveau d’un chat de forum et qui sera plus digne
des (légitimes) prétentions d’un universitaire de ton rang.

L’IndispensablE – en personne

Ron 05/04/2012 13:25

Je voulais en fait préciser une dernière chose. Il me semble que notre liberté est bien plus menacée par des gens comme Milton Friedman et ses héritiers qui sont pourtant et l'ironie ne manque pas
de piquant des liberalistes autrement dit les tenants d'une doctrine qui ( je cite wikipedia ) affirme la liberté comme principe politique suprême ainsi que son corollaire de responsabilité
individuelle, et revendique la limitation du pouvoir du souverain."

Comme quoi encore une fois Wittegenstein a raison et on peut mettre beaucoup de choses très différente derrière le terme liberté.

Ron 05/04/2012 13:02

Vaquette,

Merci sincèrement pour cette réponse qui a le mérite d'apporter certaines précisions. J'avais en effet entendu les phrases que tu cites et sur lesquels tu t'appuie, d'autant plus qu'elles font
effectivement partie de l'extrait, cependant mon interprétation en était quelque peu différente. Il y a à boire et à manger dans ce spectacle mais c'est assez foutraque ce qui n'aide pas vraiment à
la lisibilité. Je vois déjà la tentation à me répondre : " les gens sont suffisamment intelligents pour comprendre, hiérarchiser tout ça tout ça " - mais bon si tu le faisais j'aurais envie de te
renvoyer a Wittgenstein et a son travail sur le langage. Il y a mille et une façons de comprendre ne serait ce que cette phrase (bien sûr en contexte ) : "Allez ! J’crois pas qu’on r’vivra ça,
j’veux pas vous faire peur à mon tour" donc non ce n'est pas si explicite que ça même en contexte.
Et je ne parle même pas de l'histoire de la grenouille qui n'est pas de toi mais que tu reprends a ton compte. Qui est comme tout ce qui est de l'ordre de la métaphore ou même allez de la parabole,
pour le coup tout sauf explicite. J'ai par exemple des doutes quand au fait que toi ou Mattrak mettiez la même chose derrière. Donc oui la communication est un sport de combat.

Juste une précision pour le contexte de cette discussion, j'ai rédigé il y a de cela une dizaine d'année un mémoire de DEA sur la dystopie. Je me suis a l'époque tapé tout ce que j'ai pu trouver en
matière de romans SF ou non qui avait trait de près ou de loin à ça. Sur le sujet et pour ceux que ça intéresse je conseillerai l'essai de Raymond Ruyer "L'utopie et les Utopies" -
Bref tout ça pour dire que oui 1984 c'est la tarte à la crème et que oui il y a des contrôles sociétales bien plus subtiles.

Il n'empêche que ça pour moi c'est une grosse caricature : " ils développent un arsenal de contrôle social infiniment plus moderne et malin qui, d’une part, ne heurte pas trop directement et trop
violemment la fine sensibilité de nos concitoyens et, d’autre part, semble répondre à une demande dudit citoyen (voir discours de Yvelise) manipulé par ce chantage constant : attention, le danger
est partout, mais rassure-toi, si tu es soumis et prudent, alors l’État est là pour te protéger."
Je ne crois pas que les mecs de l'UMP ou les autres soient suffisamment omniscient et aient la capacité d'étendre leur emprise de la sorte. Si tu crois que les politiques font autre chose que de
naviguer a vue de nez en essayant surtout de faire leur petites affaires et leur petite carrière c'est juste qu'on est pas d'accord. La plupart des lois votées sont souvent le fait d'une
opportunité a visé électoraliste, ils les ont oubliés cinq minutes après et se soucient assez peu de les faire vraiment appliqué.

Sur le nombre de poste de policier : merci pour la blague. Je ne suis pas flic, je ne suis même pas fonctionnaire. J'espère que c'est bien une boutade parce que sinon le raccourci est une
caricature et au passage un gros cliché :-) Cela étant si tu es comme moi un mec ouvert aux autres et sans préjugés. Tu as déjà certainement tapé la discute avec des mecs de cité mais aussi avec
des policiers. Et tu as du te rendre compte du malaise qui existe. Si tu supprimes des effectifs, ceux qui restent ont plus de travail donc plus de pressions et sont moins enclins a être
sympathiques, c'est humain. Ensuite explique moi en quoi les caméras peuvent remplacer des flics. Si un délit est filmé par une caméra - après tout c'est a ça qu'elles sont censés servir - il faut
bien un être humain derrière pour prendre le relais. Il en faut même plusieurs un derrière son écran et un autre sur le terrain. Tu vois bien que la question du nombre de postes est et reste
pertinente caméra ou pas et que de plus elle pose la question des conditions de travail qui ont un impact directe sur la qualité du travail. En gros un policier est aussi un être humain. Moi je
renvois juste tout le monde dos à dos Yvelise dis on ne respecte plus les policiers tout tu dis les policiers sont agressif avec les citoyens - c'est juste une course à l'armement ( au sens ou
l'entend l'école de Palo Alto ).
Juste pour rebondir sur ce que tu dis après et qui à l'air de sous entendre que les policiers agissent systématiquement en toute impunité voici une anecdote qui ne vas pas forcément dans ce sens
:
J'ai parlé avec un jeune flic qui avait interpellé un mec dans une cité qu'il connaissait bien, des mecs ont réagis en lui envoyant des pavés dans la gueule, il s'en est sorti avec une incapacité
temporaire de travail et après il a dut passer en conseil de discipline pour vérifier qu'il n'avait pas provoqué l'incident. Je connais un peu ce policier, c'est un jeune qui n'est pas du genre a
provoquer bien au contraire. C'est d'ailleurs pour ça que les mecs de la cité n'ont pas étés "trop violent" avec lui.
C'est vraiment un fantasme de croire que les policier ne sont jamais contrôlés. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de dérapage et même des relax abusives (cf. le mec de 17 ans éborgné par un
flic) mais des fois c'est l'inverse.

Je suis déçu que tu cède a la facilité du "c'est pas parce qu'il y a pire ailleurs qu'il faut rien dire". Mais dans ce cas là tu n'est pas cohérent avec toi même quand tu me cites Guantanamo.
Bien sûr que Ceausescu est mort, mais l'idée pour moi c'était plutôt de définir ce qu'on entend par liberté. Autrement dit et encore une fois : "La liberté des uns s'arrête là ou commence celle des
autres". En gros pour qu'une société soit viable on doit tous accepter de faire des compromis, là ou ce débat serait intéressant ça serait de voir ce qu'on entend par compromis et ce qui est de
l'ordre de l'acceptable ou non.

Je ne relève pas Pinot simple flic et Coluche, ça serait un peu comme de te citer les simpsons pour te parler de la famille d'américain moyen dans les années 90. En gros pour quelqu'un qui souhaite
aller au delà des clichés c'est plutôt un piège.

Ce qui a changé en dix ans ce n'est pas le discours sur la banlieue je te l'accorde mais c'est la facilité avec laquelle on peut se procurer une arme. Je ne sais pas quoi te dire si tu refuses
d'entendre que la circulation des armes en banlieue n'est pas ce qu'elle était il y a vingt ans. Je vais donc me résigner à passer pour un mytho a tes yeux.

Ensuite il me semble moi qu'un certain nombre de documentaires et d'articles rendent compte également du mal être au travail et des problèmes grandissant rencontrés par l'hôpital publique. Et qui
plus est sur des chaînes publiques preuve que l'état ne contrôle pas tout. En gros a l'heure actuelle personne ne s'y trompe, l'insécurité est loin d'être la préoccupation des Français qui
s’apprêtent a voter et c'est tant mieux.

ps: Je ne choisit pas mon camp car je trouve que c'est une vision un peu étriqué. J'essaye juste de ne pas avoir plus d'apriori quand je m'adresse à un jeune UMP ou à un punk a chien. J'ai toujours
était surpris de ce besoin qu'on les gens de se coller des étiquettes tous seules ou d'avoir absolument besoin d'appartenir a un groupe. Religion, Politique, Sexualité, Ethnie, Culture.... Autant
de clivages qui braquent les individus les uns contre les autre.

yvelise 03/04/2012 10:55

"plus tu mets de répression, plus tu développes la rage et la haine en face et donc plus tu crées à terme de violence et "d’insécurité"....

Oui, alors bien sur, il faudrait qu'on leur laisse faire tous ce qu'ils veulent...
ça ne te dérange pas toi, que les cités deviennent des autocraties, gérées par certains habitants de ces cités, qui peuvent, sans aucune honte te regarder en face et te dire "t'es pas chez toi
ici?"
Alors comment après ça ne pas voir les choses autrement, comment ne pas les mettre tous dans le même sac et ne pas faire de généralités?
quand on voit la manière dont ils profitent de l'état, ne respectent plus rien ni personne (quand on voit comment ils respectent leurs parents, comment peuvent ils respecter les autres?) ou te
regarde de haut, croyant que le monde est à eux (et c'est le cas)
ce sont ces jeunes là, l'avenir de la france?
et bien non, il est hors de question que MON pays deviennent le leur, fondé sur le principe de la peur, on parle des flics, mais c'est pas eux qui me font flipper crois moi...., et oui, quand on
entend certains soirs des coups de feu, pas une fois mais bien 5-6 fois en 3 ans de vie en cité, on se permet d'avoir un avis ! je suis loin maintenant de tout ça, mais cela n'a pas enlevé ma haine
et mon incompréhension, alors au lieu de juger, essayer 5 mn de comprendre...