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Soutien
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 00:01

Mardi dernier, j’avais envie de prendre l’air en rentrant du boulot. L'automne, niveau couleurs, y’a rien de mieux. Et niveau promenade, c’est également assez inspirant (?) de marcher avec autour de soi les premières feuilles mortes de la saison, les branches qui craquent, les arbres qui commencent à se déplumer. Cet environnement couplé au fait que c’est souvent en se baladant qu’on trouve de bonnes idées, c’est l’équation parfaite. 


Je me suis donc garé à l’extrémité de la zone industrielle de Fresnes, puis j’ai emprunté le pont qui enjambe l’autoroute. Après avoir traversé ce pont, il y a une grille sur la droite. Cette grille inaugure le long chemin parallèle à l’autoroute qui mène (entre autre) à la forêt. Devant cette grille était garée une camionnette orange (ça n’a strictement aucun intérêt de dire la couleur de la camionnette mais ça m’amuse que la camionnette ait la même couleur que l’automne). J’ai aperçu deux hommes qui semblaient charger des objets dedans. J’ai contourné la grille et ait emprunté le long chemin.


J’ai croisé deux filles qui poussaient des brouettes encombrées d’objets divers. Elles «travaillaient» avec les deux hommes croisés plus haut, à la grille. Je pensais qu’ils récupéraient des trucs (le long de ce chemin y’a des panneaux, des barrières etc) mais les choses qu’ils trimballaient n’avaient rien à voir avec ce qu’on peut trouver au Centre Technique Municipal Annexe situé au bout de la route. Le chemin tournait alors sur la gauche. Au bout de quelques mètres, on se retrouve à un point stratégique.

 

Sur la gauche, le Centre Technique Municipal Annexe. Tout droit, le chemin vers la forêt. A droite, deux choses : d’abord le petit chemin qui mène à la maison abandonnée (que vous pouvez voir dans cette bd) puis au puits-égout (à la fin de la même bd), et juste à coté, une piste d’entrainement où l’ont peut souvent voir des gens qui passent leur permis moto. Je me suis dirigé vers la forêt et ait entendu des bruits venant de la maison : les gens que j’avais croisé étaient donc en train de vider la maison. Vol ? Déménagement ? Je le saurais plus tard, car je n’ai pas trop trainé et me suis dirigé directement vers la forêt. Une fois loin des regards, j’ai sorti mon appareil, et ait commencé ma promenade.

Ce que vous voyez sur l’image ci-dessus c’est le chemin (enfin, un grillage qu'on trouve sur ce chemin) qui permet d’accéder à la forêt. Sur le coté gauche de ce chemin, il y a un grillage vert (photo) avec derrière, une grande pépinière. Sur la droite du chemin, empruntant la même ligne droit, il y a un mur qui empêche l’accès à la forêt. Enfin qui est supposé empêcher l’accès, car il comporte de très nombreuses failles dues à des éboulements, et en fait tout le monde peut librement entrer dans la forêt. Ci-dessous, voilà un des endroits où le mur est le plus éclaté (photo prise depuis l’intérieur du Domaine) :

Pourquoi ceinturer une forêt avec un mur ? Parce qu’en fait cette forêt fait partie du domaine du Château de Montjean. J’ai fait une longue page sur ce Domaine ici car il contient un endroit abandonné que j’ai visité plusieurs fois. Et en fait de promenade dans une forêt, c’est surtout dans le Domaine du Château de Montjean que je suis venu me balader.

Pour en finir avec ce fameux mur, c’est le seul qui reste (je suppose) de l’époque où le Domaine était entièrement ceinturé. J’ai la vague impression qu’on l’a laissé là pour empêcher l’eau (servant à l’arrosage massif de la pépinière) de trop s’infiltrer dans le Domaine. En effet, la pépinière est situé sur un plateau alors que le Domaine est installé à flanc de colline, ce qui fait qu’en cas d’arrosage massif, l’eau tend à s’écouler naturellement via le chemin, puis sous le mur, pour enfin créer une sorte de forêt marécageuse en plein dans le Domaine. Ci-dessous, la tête du chemin.
Les feuilles des arbres poussant sur ce chemin ont d’étranges taches noires. On dirait que quelqu’un s’est amusé à passer un briquet sous les feuilles. Je pensais que ça pouvait être du à un éventuel produit que la pépinière mettrait dans l’eau d’arrosage (qui, souvenez-vous, inonde le chemin). Après recherche, j’ai appris que c’est juste un champignon (le Rhytisma Acerinum) qui provoque ces taches et que c’était quelque chose de courant.

J’aurais tellement aimé que ce soit du à des produits toxiques, que ça fasse un scandale, que la pépinière soit accusée de polluer l’environnement, que MacGyver intervienne en personne au nom de la Fondation Phoenix et qu’il neutralise les tueurs en costard engagés pour me faire taire.


Je suis entré dans le Domaine en passant par un des nombreux endroits où le mur est effondré. En continuant sur ce chemin, on arrive au Château. Mais plutôt que d’y aller directement, j’ai eu envie d’explorer une partie que je ne connais pas trop de ce Domaine. J’ai donc obliqué vers le sud en découvrant un chemin que je ne connaissais pas.


Le long de ce chemin, pas mal de rondins. En les croisant je n’ai pas pu empêcher de penser à la Chronique de la Haine Ordinaire où Pierre Desproges peste contre le lieu commun qui veut que l’on soit une brute anti-forêt si on a le malheur de couper son gazon ou abattre un arbre. Sans se rendre compte que si l’on peut librement se promener en forêt, c’est justement car des générations d’horticulteurs se font chier depuis la nuit des temps à déblayer les chemins encombrés d’arbres morts, d’arbustes etc. Les écolos primaires, ça m’énerve. Ca ne veut surtout pas (à aucun prix) que l’on coupe un arbre mort. Ca veut qu’on le laisse s’effondrer « comme la nature le voudrait ». Et un beau jour, l’arbre se casse la gueule sur la tête d’un môme qui se promenait par là avec ses parents. Le maire prend dix ans de tôle pour négligence mais tout va bien, l’arbre mort n’a pas été sauvagement décapité par le vilain ouvrier horticole.

Je soupire. Je suis venu là pour me relaxer, oublier un peu le monde extérieur, mais je n’arrive pas à décrocher. Je vois des choses et elles m’en rappellent d’autres. Ou alors je me fais des films tout sqeul (plus probable). Heureusement, ce ne sont pas que des choses désagréables qui me reviennent en tête. En continuant mon chemin (qui s’est rétréci) j’arrive au bord du Domaine, à la partie la plus proche de l’autoroute dont le bruit incessant me signale que ce soir ça roule pas mal dans le sens Paris-Province.

 

Cette partie du domaine est très marquée. C’est bien simple, si on fait un pas de plus, on dégringole le long d’une pente à quarante cinq degrés. Je n’avais pas spécialement envie d’explorer cette partie mais je voulais voir à quoi ressemblait une chose que je n’avais pas vu depuis longtemps. J’ai donc descendu la pente ci-dessous. Elle n’a pas l’air comme ça mais elle est très raide. D’ailleurs c’est un truc que j’ai jamais réussi à faire : rendre compte de la raideur d’une pente en photo. On voit la pente en photo et on se dit «Ouais, c’est juste une pente, quoi.» alors qu’en vrai on est obligé de s’appuyer aux arbres, d’agripper les branches des arbustes, sinon c’est un aller simple pour la rivière crade en contrebas.

Si on dégringole le long de cette pente, on atterrit direct dans une rivière crade située en bas. Cette rivière, c’est la Bièvre, enfin ce qu'il en reste. Une bonne partie est déviée un peu en amont dans un autre conduit qui file droit vers le nord. Si on emprunte ce conduit, au bout d’une centaine de mètres on arrive en bas du puits géant que l’on voit sur la bd que j’ai fait. Bref, en attendant, si on se casse la figure dans cette pente, on tombe dans cette moitié de Bièvre, qui est bien boueuse. Et ça, c’est si on est chanceux. Parce que si vous n’êtes pas chanceux, vous vous cognerez la tête contre une chose située également en bas de cette pente. Cette chose, la voilà :

La dernière fois que j’avais vu cette chose, c’était il y a une quinzaine d’année, quand j’explorais la forêt avec un ami (ce lui qui avait construit la petite maison de Yoda, ici). A l’époque je venais de finir de lire «Ca» de Stephen King. Lui aussi l’avait lu, et la première chose qu’on a dit en voyant cette chose, c’est… Morlock !


Un trou de Morlock, c’est une sorte de conduit d’égout qui sort du sol, à au moins trente centimètres, et dont le but est, en cas d’inondation dans les égouts, de permettre à l’eau de ressortir à la surface, dans une zone dégagée, afin de pas entrainer un reflux des eaux usées à la surface (dans vos toilettes par exemple). Sauf que bon, ce n’est pas du tout un trou de Morlock, cette chose. C’est juste un conduit qui fait que la Bièvre passe sous le Domaine de Montjean et ressort un peu plus loin, à Wissous (exactement ici). Mais c’est tellement plus amusant de se dire que c’est un trou de Morlock par lequel Grippe-Sou sortirait… Je ne suis resté que quelques instants ici, le temps de prendre quelques photos et de repartir vers la forêt pour distancer le bruit de l’autoroute.

De retour dans le Domaine (photo ci-dessus). Le soir commence à tomber, je marche un peu plus vite pour être sur d’avoir une belle lumière quand j’arriverais près du Château. Je marche depuis quelques minutes et derrière moi j’entends un bruit. Au loin je vois un type sur une moto faire quelques mètres puis rebrousser chemin dès qu’il me voit. Je sais pas pourquoi. Je suis content qu’il ne vienne pas à ma rencontre (il est à moto, j’ai sur moi un appareil qui m’a couté un peu cher) surtout que ça prendrait dix secondes pour lui de me rattraper… J’ai juste le temps de faire une photo pour garder un souvenir mais il est déjà parti quand j’appuie sur le bouton, ci-dessous.

Plus loin je tombe sur un graffiti qui semble être là depuis une éternité. Je l’aime bien. On dirait un mix de Miro et de Kandinsky. Autant je suis le premier à ne pas aimer voir un endroit abandonné sali par des tags, autant là ça ne me gène pas. Car ça me rappelle la première fois où je suis venu, avec des amis, découvrir cet endroit, de nuit, il y a onze ans. J’avais vu ce graf avec ma lampe de poche. On avait les chocottes, oh que oui on les avait. Alors qu’on était six, et qu’aujourd’hui je peux aller seul dans un endroit de nuit, sans avoir peur, et même m’y sentir bien.
Un peu plus loin encore, une cabane à oiseaux, et une moitié de panneau. C’est joli la façon dont le lierre a poussé autour de la cabane non ?

J’arrive alors à un endroit du Domaine qui a été un peu réaménagé. Il y a une sorte de clairière avec de jeunes arbres, et surtout, quelle surprise, sur ma gauche, un enclos à chevaux ! Tout étonné, je réalise alors que si avant je ne faisais que me promener sur un endroit « à priori » interdit d’accès et privé, là je suis clairement à un endroit où je ne devrais pas être. Enfin je crois. Et surtout, à priori je suis dans un endroit pas abandonné du tout. Je décide de quand même continuer mon chemin. Au pire je tomberais sur des gens qui me diront de partir car j’ai rien à faire là, et voilà. En passant le long de la clôture électrique je fais un petit coucou aux chevaux qui n’en ont rien à foutre.

Me voilà alors sur la partie la plus classe du Domaine. Le Château est bien en vue. Je distingue une palissade verte, interdisant définitivement l’accès à l’intérieur du Château. Dommage, il semble que ce ne soit plus possible d’y entrer. Heureusement que je l’ai fait plusieurs fois dans le passé, ça valait le coup... Je marche vers le Château et je passe sous le gigantesque pin, qui est toujours là, toujours aussi majestueux, avec ses immenses branches, si belles.
Quelques images du gris Château avec une belle lumière orangée de fin de journée.

En faisant le tour du Château, j’ai alors eu une petite surprise : l’entrée principale est ouverte, et en fait une partie du Domaine est devenu un parc public dans lequel on a le droit de se promener. Je suis donc un peu rassuré quand je reconnais à quelques mètres de moi le type qui vit dans une des ailes du Château, et qui avait appelé la Police il y a quelques années quand on avait fait une partie d’Airsoft mémorable. Je lui dit bonjour. Il ne me reconnaît pas (tant mieux ?). J’engage un début de semblant de conversation polie histoire de parler, lui demandant si il sait si le Château sera un jour soit détruit, soit réhabilité etc. Il n’en sais rien.


Je repars tranquillement sur mes pas, heureux de me promener sur un terrain à présent autorisé, du moins jusqu’à 18 heures. Il est 18h42 mais le type s’en fout. Le soleil sera couché dans un quart d’heure et il commence à faire frisquet. Je repasse devant les chevaux qui s’en foutent toujours autant que je les salue, alors que c’est la deuxième fois qu’on se voit, eux et moi, et qu’ils pourraient être polis quand même. Les chevaux c'est rien que des frimeurs. Quelques choses vues en route : un champignon étrange. Si quelqu’un sait ce que c’est, je suis preneur. Plus loin, un bel arbre commence à avoir des feuilles un peu jaunes.

Juste à coté, je tombe sur une souche d’arbre sur laquelle a repoussé une dizaine d’arbustes, juste autour, très près. Et sur cette souche, un amas de champignons (ou alors c’est juste un seul champignon qui s’est multiplié ?) recouvert d’une espèce de mousse grise. Y’en a même sur les feuilles de lierre présentes tout autour. C'est cette chose, ci-dessous.
J’arrive alors à la fin du chemin et au lieu de ressortir par une brèche du mur, je continue pour voir où le chemin s’arrête. Et bien… Il s’arrête net. Je me retourne pour prendre une dernière photo du Domaine :
Juste après, dans le coin nord-ouest du Domaine, il y a les restes d’une petite maison. Mais il n’y a vraiment plus rien du tout, rien de rien. A part de la végétation et un arbre qui pousse en travers. La lumière est si belle, l’orange du soleil qui se couche couplé au bleu de la nuit qui tombe, y’a rien de plus magnifique. J’ai bien fait de venir.

Enfin, je ressors du Domaine en traversant un petit champ de mauvaises herbes. L’occasion de faire une photo qui montre que le contre-jour, c’est pas forcément moche.

Le bruit de l’autoroute est de retour. Des gens font de la moto sur la piste d’entrainement. Je reprends le long chemin et voit au loin que la camionnette (orange, souvenez-vous) est toujours là. Mais une fois arrivé à la grille je vois que le chargement est terminé. Je comprends alors qu’en fait, la famille habitait dans la maison abandonnée et qu’ils déménagent.


En discutant avec le conducteur j’apprends qu’ils habitaient bien là, dans la maison de l’autoroute, mais qu’à présent ils déménagent. Je demande si ça a un rapport avec Sarkozy, Hortefeux, tout ça, il me dit que non, qu’ils ont juste trouvé « mieux ». Ils sont sept. Le père, l’oncle, la mère, le fils et les trois filles. Et une poule, que tient dans ses bras la plus jeune. Tout ça dans une camionnette chargée à ras bord et qui ne comporte que trois places, à l’avant.


Dans un film de Kusturica tout le monde aurait trouvé ça drôle une camionnette chargée à bloc, une famille nombreuse avec une poule qui hurle pendant qu’on conduit, des plumes d'oie qui volent avec la musique et tout. En me couchant le soir même dans mon lit chaud, je me repasse la scène avec en fond sonore le bruit de l’autoroute et j’arrive plus du tout à trouver ça pittoresque.

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commentaires

Aude 11/03/2016 09:01

Merci pour ce petit moment d'évasion ^^

Tim 13/03/2016 11:42

Merci à toi pour ton commentaire !

alison 09/03/2011 01:07


le champignon c'est un polypore amadouvier


muymuy 27/10/2010 21:44


Tubulamarok is not dead, exactement la même réaction en voyant l'article


Tim 27/10/2010 14:55


Mais j'ai toujouuuuurs continué à écrireuh :) Tubulamarok is not dead, il vit un peu sur ce blog quand je ponds de grandes tartines. Là quand j'ai fait cette promenade c'était spécifiquement dans
l'idée d'en faire une page texte (pour me reposer du dessin).


Gaby 25/10/2010 20:39


Dis moi, c'est pas ma faute au moins si tu recommence à écrire :)
J'aime, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Et je taguerais sur les murs : TUBULAMAROK IS NOT DEAD


Mirabelle 25/10/2010 00:28


Poète va !
Je ne comprends pas les gens qui n'aiment pas l'automne.


Tim 24/10/2010 22:08


Lily : Merci !

Julie Z : Euh, chais pas pas mais merci beaucoup !!!


Julie Z 23/10/2010 22:03


C'est à la fois beau et énervant : comment fais-tu pour avoir une aussi belle plume, prendre de si belles photos, et dessiner aussi bien ? :)


Lily 23/10/2010 17:13


C'est super beau, on a l'impression de se balader avec toi, j'adore.

Et les photos sont superbes ;)


Tim 22/10/2010 15:57


Je comprends tout à fait, ça me fait exactement la même chose avec d’autres gens dont j’aime le travail : j’adore quand Kek parle de son enfance mais j’aime pas ses jeux chiants, j’aime bien quand
Boulet fait des trucs un peu expérimentaux alors que je m’endors quand ça parle de vikings ou de dinosaures etc, mais évidemment chacun aime des choses différentes :o)


kutchy 22/10/2010 15:34


Merci pour ta réponse Tim.

Que répondre à cela? Pas facile évidemment, si ce n'est que pour moi tu n'exprimes jamais mieux ton talent que lorsque tu caricaturises le monde.

Avis personnel et purement subjectif j'en conviens.

Bonne continuation ^^


Tim 22/10/2010 09:57


Vanessa : Oui je pense qu’on peut rire de tout, c’est juste qu’ici la mise en scène était pas pareille. Dans un film on peut toujours se dire que c’est juste un film, mais là en vrai, bah c’était
un peu bizarre. (Merci pour la dernière photo !)

Norf : Je compte faire ça si il reneige :o)

Karicature : Héhé, si j’arrive à faire sentir des odeurs, alors merci merci merci.

Ainga A : Ah toi aussi tu fais partie des gens qui ont mal devant un fond noir, héhé.

Scribe : J’arrive à dire beaucoup plus de choses avec les mots. Le dessin c’est bien mais ça a ses limites, enfin chez moi. Et les chevaux, c’est effectivement rien que des branleurs, ça se voit
dans leur regard et cette façon prétentieuse de dormir debout. (Merci pour les conseils champignonnesques.)

Nomad : Héhé, et oui l’envie de pondre de grosses tartines n’est pas encore morte ! :o)

Eva : Merci !

Fabienne : Si ça peut donner envie de sortir chez soi, c’est le plus important.

Lait-fraise : Cool, j’aime bien que ce que je fais puisse donner envie de faire des trucs.

Nelson : Merci !

Kutchy : Dans les blogs-bd, on dirait que c’est une sorte de règle : «il faut que ce soit drôle ou méchant» et si on fait un truc un peu différent, sans chute, sans gag ou sans acidité ça parait
bizarre. Dans la vie de tous les jours aussi y’a une espèce de dictature du rigolo qui m’énerve pas mal. Faut que tout soit drôle, et ça, ça m’énerve car y’a des tonnes de choses que j’apprécie qui
ne sont pas pour autant super drôles.

Avec ce genre de note, j’essaye de retranscrire mes impressions, ma vision des choses, en étant le plus honnête possible et sans tricher pour faire du com. J’ai pas envie de provoquer juste pour
provoquer. Au festiblog j’ai souvent entendu d’autres blogueurs qui aiment bien «titiller, provoquer». Ca me parait très conformiste ce genre de raisonnement, car finalement c’est tenir compte (à
l’envers, certes, mais tenir compte quand même) de ce qui se fait à coté.

Alors que pour moi, ce qui est le plus important, c’est d’être personnel, d’avoir son univers. Ce qui fait qu’après, si ça fonctionne, on se démarque des autres sans l’avoir cherché, c’est mille
fois plus classe que de regarder ce qui se fait à coté et de faire l’inverse. Evidemment, on peut être 100% honnête et personnel et être politiquement correct, mais ça sert à quoi d’être
politiquement incorrect si on ne le fait que pour se démarquer ?

Pour cette note, j’avais mal au crâne, je suis allé me promener, j’ai vu ça et ça, j’ai pensé à ça et ça, cette note c’est juste de la retranscription et si ça permet de s’évader un peu du
quotidien et que ça donne envie de sortir dehors au lieu de rester devant son ordi, alors mon objectif sera atteint. Si en plus après on me dit que j’arrive à bien le faire et que ça se démarque un
peu de ce qui se fait à coté, alors c’est du bonus :o)

Elise : Content que ça t’ait plu ! Au fait les trois dessins sont finis, ils seront bientôt sur le blog héhé…


Elise 21/10/2010 18:12


Sympa comme tout cette petite balade en ta compagnie :)
à part l'évocation de Grippe-Sou... brrr)


kutchy 21/10/2010 18:08


Tim c'est quand que tu redeviens acide et méchant?

Ton travail finira par suinter le politiquement correct si ca continue.

J'aime toujours bien mais je ris beaucoup moins :-(


A.Nelson Sindfoul 21/10/2010 18:04


Très jolie balade^^


lait-fraise 21/10/2010 18:03


excellent! ça donne tout a fait envie d'essayer dy aller... déja la planche avec la maison abandonnée et le puits m'avait fait rever... la je suis relancé!


Fabienne 21/10/2010 16:12


Ca donne envie d'aller se promener.
Le premier champignon, c'est peut-être de la mérule.


eva 21/10/2010 14:03


Ah bin...j'étais partie...et me revoilà dans ma chambre..
J'allais jusqu'à imaginer la famille vivant là,les salons allumés le soir, les petits déjeuners sur la terrasse...
Ton récit est très beau et les photos émouvantes. Nostalgie et poésie avec un peu de trouille...cette borne grise m'a rappelé tes descentes vers les bas fonds verdâtres et glauques de ton histoire
avec des squelettes.


Nomad 21/10/2010 12:01


Zut je pensais lire ton blog BD à feutres (ça sonne comme affreux mais non :)) et je tombe sur un inédit de Tubulamarok ! Bravo continue je retrouve intact cet univers qui m'a ouvert des
portes il y a maintenant de ça 4 ans ! ;)


Scribe 21/10/2010 10:59


Très beau. J'aime bien le Tim qui dessine, mais je crois que j'aime encore mieux le Tim qui raconte avec des mots. Merci pour cette petite excursion crépusculaire, on s'y croirait. Et pis les
chevaux dfaçon c'est rien que des branleurs.

Pour le premier champignon, le blanc, c'est sans aucun doute un "chapotus schtroumpfi", plus communément appelé chapeau de schtroumpf. Il existe aussi une variété rouge, le "chapotus grandi
schtroumpfi".


Springfellow 21/10/2010 08:50


Superbe, rien d'autre à dire.


Ainga A 21/10/2010 08:43


Ah ben c'est cool que tu écrives à nouveau quelques textes, surtout quand ils sont sur un fond blanc, c'est génial ! (Il faut avouer que le blanc sur fond noir m'arrache les yeux, en fait...)Enfin,
toujours aussi bien, les textes ! =)


karicature 21/10/2010 01:12


c-est vraiment un plaisir de se promener avec toi, on ressent tout c que tu as ressenti, même les bonnes odeurs des bois ^Ö^


Norf 21/10/2010 00:59


Bravo. Raconter des promenades, retranscrire une ambiance, tu le fais avec brio. Ça me remémore Glauqueland. Tu devrais faire ça plus souvent.


Vanessa 21/10/2010 00:21


Kusturica ça me touche et ça me fait rire parce que ça m'évoque le bordel que c'est quand toute ma famille paternelle est réunie. Ce ne sont pas les mêmes origines mais il y a pas mal de points
communs. Je me demande si on ne peut rire de la misère que lorsqu'on l'a vécue. On apprécie plus les petits bonheurs, non ? C'est cliché ?

Les photos sont chouettes et particulièrement la dernière ! Wouaw !