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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 00:01

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Published by Tim - dans Enervations
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commentaires

Six-Degrees-Inner 13/09/2009 04:28

Je suis absolument d'accord avec Tim ! En plus des arguments qu'il avance, je rajouterai que pour moi, la "culture rock" (ou "culture punk", elles se ressemblent pour pas dire que c'est la même) est avant tout une culture/ un mouvement de contestation, d'anti-conformisme. Au début c'était "sex, alcohol and drugs" parce que c'était une époque "puritaine", donc à ce moment là c'était en marge de la norme. Mais actuellement la norme c'est boire, fumer, snifer, forniquer n'importe comment et n'importe quand. [Quasi] Tout le monde serait rockeur ! D'après moi la logique de la culture punk/rock est dans le Straight Edge qui a carrément contesté la contestation, pas juste par esprit de contratidiction qui plus est (Enfin on va dire que je "prêche pour ma paroisse" mais bon). Ce qu'on appel "rock attitude" actuellement, moi j'appel ça du "conformisme de la subversion" (pour citer Pascal Bruckner), c'est-dà-dire un conformisme à l'envers, une nouvelle manière, tout aussi excessive et ridicule, d'être moutonnier. C'est un peu comme nous explique Tim sur son site dédié aux gothiques "On sort d'un moule pour entrer dans un autres", là on se croit hors du moule alors qu'on y est à plein dedans.

Voilà mon avis, j'ai essayé d'être le plus claire malgré l'heure tardive (quelle idée aussi). Toute façon vu comme le billet date, c'pas sûr qu'on me lise.

Tim 10/09/2009 17:55

Anne > Ah mais attention, sur ce billet je ne parle pas des musiciens (qu’ils soient propres ou pas) mais d’une partie du public qui vient en étant bourré, et qui me fait chier (moi et d’autres d’ailleurs). Après, ce que tu me dis du désespoir, j’ai l’impression dans ce que tu dis (mais je peux me tromper) que pour être « vraiment » désespéré, il faudrait que ça se voit. Je ne suis pas d’accord : ça peut se voir dans le travail de la personne en question, dans ses fringues, dans sa façon d’être, tout dépend là où on désire exprimer ce désespoir (si on y arrive) ! Y’a des gens qui préfèrent montrer qu’ils sont déprimés (ou heureux, ou rebelles etc) via un type de fringues, et d’autres qui préfèrent l’exprimer dans leurs textes, leurs chansons etc. Moi, un mec qui fait des chansons déprimantes, je trouve pas ça louche si il est propre sur lui, je n’y vois pas de contradiction... J’ai pas besoin que le mec soit crado pour être convaincu qu’il est vraiment désespéré. Aller au fond des choses (en l’occurrence, ici, trash, puisque tu me parles de trucs trash) ne nécessite pas forcément de ressembler à une épave. Les texte de Léo Ferré me touchent très profondément quand il parle du désespoir (qui est selon lui « la forme supérieur de la critique ») et je le trouve absolument convaincant, sincère et émouvant. Et pourtant il écrit ça sans être nu sur scène à cracher sur le public…

Anne Honyme 10/09/2009 15:22

Je comprends ton point de vue, Tim, et je le trouve intéressant. Cependant j'ai personnellement toujours un peu de mal avec les rockeurs "propres". Enfin, tout dépend du rock, mais de la musique trash, qui sent le désespoir, offerte par quelqu'un qui ne se noie jamais dans le désespoir, je trouve ça louche... Alors oui, tu vas me dire qu'on peut être désespéré sans se droguer, en essuyant sagement ses pieds avant d'entrer chez les gens et en restant poli... mais je suis pas sûre qu'alors on aille réellement au fond des choses. Il y a des endroits obscures, cachés au fond des tripes, qu'on atteint jamais sans se perdre. Et tout ceci n'a pas grand chose à voir avec le courage. Après, on peut faire des choses très bien sans ça, il y a quelque chose de profondément malsain à vivre ainsi et il y a un grand risque de se perdre à tout jamais. Mais "être bourré" ne se suffit jamais en soit, le talent est toujours nécessaire.

Tim 10/09/2009 07:53

Toulouse Lautrec > Je pige pas trop l’idée de « les grands buvaient, donc moi aussi je dois boire (et le public aussi) ». Est-ce que pour apprécier une œuvre d’art contemporaine faite par un toxico défoncé à l’acide on doit être toxico défoncé à l’acide ? J’apprécie Verlaine et Prévert sans pour autant avoir bu autant qu’eux, même si ils n’auraient pas écrit ce qu’ils ont écrit si ils ne buvaient pas.

L’alcool comme désinhibant, pourquoi pas, mais pour moi c’est de la triche si « l’inspiration » te vient après avoir bu, elle ne viendra pas de toi, mais de toi grâce à l’alcool. C’est pas un jugement de valeur, c’est juste qu’entre un mec qui met ses tripes sur la table, vraiment, à froid, en creusant au fond de lui, et le même type qui fait pareil « car il a bu » je peux pas m’empêcher que le mec qui fait ça sans avoir bu à 1000 fois plus de couilles que celui qui boit, car lui il n’a pas utilisé de moyen exterieur pour les mettre sur la table, il l’a fait en toute lucidité, tout seul, consciemment. Y’a pour moi une GROSSE dose de courage à crier sa rage sans avoir eu recours à un moyen extérieur (alcool, drogue etc). Voilà, c’est ça la différence, pour moi : vider ses tripes car on a bu, tout le monde peut le faire, suffit d’être bourré. Mais vider ses tripes sans avoir « triché », là, c’est avoir des couilles.

Pour ton concert de Mercury Rev, ça m’aurait vraiment embêté de me dire après coup que si j’ai aimé le concert, c’est car j’avais bu. Car ça veut dire que tu n’as pas apprécié le concert tel qu’il était, mais via le prisme de l’alcool qu’il y avait entre toi et le concert. Bien sur, je suis pas « contre » ceux qui boivent, bien sur qu’il y a deux écoles, chacun fait ce qu’il veut, mais quand je vais voir un concert de musique, j’aime bien entendre la musique, pas les hurlements de gens bourrés. La liberté implique la responsabilité etc.

(Pas trop aimé la chanson en lien, désolé :-/ Mais c'est vrai que la pluie ajoute une dimension intéressante...)

Toulouse Lautrec 10/09/2009 00:22

Ouais, on peut jouer sur les mots, mais on est d'accord, la plus part des grands (ou moins grands) musiciens rock n'étaient/ne sont pas des enfants de coeur... Moi même, qui suis loin d'être une rockstar mais qui ai quand même une dixaine d'années de solfège dans les pattes, je joue dans un petit groupe, et je sens bien que l'alcool (ou autre) accroît grandement mon feeling et ma créativité, sans doute en me déshinibant. C'est pas sale de l'avouer...

En concert, j'ai récemment vu Mercury Rev au festival de Dour en fin de soirée, assez bien éméché je dois dire. Résultat, j'ai pleuré comme un gosse, litterallement. La pluie, l'ambiance, l'éclairage ont créé un climat magique que je n'aurais jamais apprécié autant sobre. Ça aurait plutôt du genre "rah fait chier, vla mercury rev et jsuis trempé, et j'ai la lumière dans la gueule" :p
Donc voila, deux écoles je crois, c'est pas si difficile à concevoir, si ?

Vla une video du concert en question, enjoy !
http://www.youtube.com/watch?v=mHUEEK_u65w